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GNR Shefford

Ginette la vache rumine l’espoir d’un nouveau souffle pour l’agriculture verte

Chères citoyennes et citoyens du comté de Brome-Missisquoi, l’heure est venue de faire un choix éclairé pour les élections provinciales d’octobre 2026. Laissez-moi vous présenter une candidate hors du commun : Ginette, la vache blanche et nette! Dans un monde politique souvent rempli de promesses non tenues, Ginette vous offre une vision claire et simple, centrée sur nos racines agricoles et sur un avenir durable pour notre région.

Cependant, même Ginette, d’ordinaire imperturbable face aux méandres bureaucratiques, commence à montrer des signes de gêne. Les rumeurs d’un manque d’appui de l’Union des producteurs agricoles (UPA) la font frémir de ses cornes jusqu’au bout de sa queue. À tel point qu’elle songerait presque à se mettre la tête dans le sable… ou dans un tas de foin, pour éviter de voir l’immobilisme du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ). Mais, fidèle à son caractère déterminé, Ginette ne se laisse pas décourager pour autant ! Elle sait que les vraies priorités sont de soutenir les agriculteurs, préserver nos terres, et garantir un avenir durable pour notre région.

Dans un souffle nouveau, le ministère de l’Énergie semble enfin se tourner vers les PME québécoises, et par le fait même, soutenir la biométhanisation agricole, une source d’énergie verte et durable. Grâce à cette réorientation, l’octroi d’énergie verte pour des projets locaux comme le nôtre est désormais à l’ordre du jour. La biométhanisation agricole, en plus de réduire les émissions de gaz à effet de serre, offre une solution énergétique innovante et respectueuse de l’environnement, répondant aux besoins énergétiques croissants du Québec tout en soutenant les agriculteurs dans leur transition vers des pratiques plus durables. Ce changement est porteur d’espoir pour les petits producteurs et entreprises qui, comme nous, ont longtemps été mis de côté au profit des grandes multinationales.

Avec Ginette, fini les hésitations et les projets embourbés dans des paperasses sans fin. Elle apporte la sagesse de la nature et une détermination à toute épreuve pour défendre le monde agricole. Ginette, c’est celle qui veille sur nos prairies, qui comprend les défis du quotidien, et qui est prête à ruminer jusqu’à trouver des solutions concrètes pour nos fermes.

Alors, pour un Québec où l’agriculture retrouve la place qu’elle mérite, où le bon sens l’emporte sur la complexité administrative, faites confiance à Ginette. Parce que quand il s’agit de défendre notre terre et notre avenir, il n’y a pas de meilleure candidate qu’une vache blanche et nette, ancrée dans le monde agricole !

Je me nomme Paul Sauvé, agriculteur. Après un an de démarches interminables et de batailles administratives avec le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), je fais face à une nouvelle montagne de bureaucratie. Vendredi de la fête du travail, à 12h21, j’ai reçu une lettre de ce ministère, trois pages et demie remplies de questions, de commentaires et d’avertissements, sans signature. Ce document, dont la complexité dépasse largement ce que l’on pourrait attendre d’une simple analyse, provient du Bureau régional de l’analyse et de l’expertise de l’Estrie à Sherbrooke. Il semblerait qu’un agronome, dont la compréhension de la situation laisse à désirer, ait pris la direction des opérations, ce qui a malheureusement conduit à une gestion confuse et à une complexité administrative excessive. Il semblerait qu’une certaine confusion ait pu survenir dans le traitement de ce dossier, ce qui a malheureusement conduit à une série de démarches administratives particulièrement complexes. Ce qui aurait dû être une simple analyse s’est transformée en une série de labyrinthes administratifs.

Ce chantier, soutenu par Agriculture Canada a été un levier essentiel pour nos avancées, et nous en sommes profondément reconnaissants. Toutefois, il est désormais confronté à une bureaucratie étouffante au Québec. Le Programme de Soutien à la Production de Gaz Naturel Renouvelable (PSPGNR), qui devrait être un modèle de partenariat fondé sur la confiance et la collaboration pour promouvoir l’innovation agricole, est malheureusement devenu un terrain complexe où les différents paliers administratifs, travaillant en silo, compliquent et retardent nos efforts. Cette situation met en lumière l’absurdité d’une bureaucratie qui, au lieu de soutenir les projets durables, les étouffe progressivement sous le poids de ses propres contradictions et les entrave par une application subjective et une analyse décousue, nous faisant ainsi perdre un temps précieux.

Pendant ce temps, Énergir et Shell ont obtenu en seulement huit mois l’approbation pour une usine de biométhanisation industrielle 25 fois plus grosse près d’ici, à Farnham.

Ce processus, qui aurait dû être un simple accompagnement, s’est transformé en un fardeau administratif écrasant, une épreuve de patience où l’innovation agricole se heurte à la rigidité d’un système lent et obsolète. Les obstacles bureaucratiques, au lieu de favoriser l’innovation, créent un climat d’incertitude où chaque étape devient un véritable défi. À cela s’ajoute le phénomène du « Pas dans ma cour » (NIMBY), amplifié par les menaces à peine voilées d’un voisin monolithique, ce qui complexifie davantage les projets innovants, pourtant cruciaux pour l’agriculture.

Ce système semble conçu pour décourager tout agriculteur bien intentionné, étouffant ses ambitions et ses rêves sous le poids de la paperasse et des contretemps administratifs. Cette situation va bien au-delà d’un simple contretemps; elle met en lumière un problème systémique dans notre capacité à adapter notre législation aux réalités actuelles et aux besoins urgents de notre époque.

Aujourd’hui, nous constatons que notre projet devrait être mieux représenté par l’Union des producteurs agricoles (UPA). Même Ginette, d’ordinaire patiente, commence à lever les sourcils en observant ce manque de soutien. Il est essentiel que cette organisation joue un rôle plus actif pour défendre les projets innovants comme le nôtre, qui sont cruciaux pour l’avenir de l’agriculture durable au Québec.

Notre incompréhension face à l’apparente inertie du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) est palpable. Ginette elle-même, malgré son tempérament posé, en serait presque à ruminer son indignation. Il nous semble que le ministère devrait adopter une approche plus proactive et flexible afin de soutenir les agriculteurs dans leurs efforts d’innovation. Cependant, à ce jour, nous avons l’impression que l’immobilisme administratif freine de nombreuses initiatives prometteuses.

Il est clair que si nous en sommes là, c’est que le Programme de soutien à la production de gaz naturel renouvelable (PSPGNR) est mal adapté et incohérent au regard des lois en vigueur. Ce programme laisse les agriculteurs seuls, sans véritable accompagnement, et gaspille des ressources précieuses. C’est à nous, agriculteurs, de rassembler les fils d’une bureaucratie en silo.

À tous ceux qui détiennent le pouvoir de décision, d’innovation, et qui œuvrent pour un Québec meilleur dans ses processus et procédures, je lance un appel : réévaluez vos priorités et votre approche. Ne laissez pas l’absurde l’emporter sur le bon sens. Nous sommes reconnaissants pour le soutien que nous avons reçu jusqu’à présent, et malgré les défis bureaucratiques, nous continuons d’avancer avec détermination. Ce projet doit se réaliser, non seulement pour le bien de l’agriculture, mais aussi pour l’environnement et l’avenir du Québec. Soutenez ceux qui, comme nous, travaillent jour après jour pour nourrir le Québec tout en respectant notre environnement. Ne laissez pas la bureaucratie étouffer l’innovation agricole. Le Québec mérite mieux que cela.

Ginette, la vache blanche et nette
En territoire agricole depuis sa naissance et fière de l’être

Paul Sauvé
Agriculteur soumis à Ginette et promoteur de GNR Shefford

Pierre Paradis
Ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (2014-2017)
Ministre de l’Environnement du Québec (1989-1994)
Ministre des Affaires municipales du Québec (1988-1989)
Ministre du Travail (1985-1988)
Député à l’Assemblée nationale du Québec (1980-2018)

Paul Sauvé

Agriculteur et promoteur du projet GNR Shefford